Le moyen ultime pour ne plus jamais avoir de corvées à faire - Changeons

Les corvées c'est fini - Réécris ton monde n°2

À la fin de cet article, tu sauras comment faire pour ne plus jamais avoir de corvée à faire !

La série d'articles Réécris ton monde a pour but de te faire réfléchir sur ta vie et prendre conscience du fait que tu détiens les clés pour améliorer ton univers. Ce deuxième article de la série parle des corvées.

Tous les jours (ou presque), on fait un paquet de trucs qui nous énervent.

Je te parle des corvées, des trucs qu'on fait en râlant et en espérant que ça se finisse le plus vite possible.

Bordel, qu'est ce que je déteste faire le ménage !

les corvees - reecris ton monde 2 - changeons

Les corvées, comment gérer ça ?

Les corvées, elles peuvent être :

- Dans ta vie quotidienne (devoir faire la vaisselle, trier les poubelles, faire la queue à la caisse de ton supermarché)

- Au boulot (devoir faire 1h30 de transports pour aller au boulot, devoir faire une tâche répétitive, devoir cirer les bottes de ton chef, devoir aller à ce cours super chiant avec ce prof que tu détestes)

- Ponctuelles (devoir payer tes impôts, devoir perdre une journée pour refaire ta carte d'identité ou ton passeport à la mairie).

Tu seras d'accord avec moi pour dire que c'est une plaie de devoir faire tout ça.

Et qu'à chaque fois que tu le fais, ça te casse méchamment les glaouis— expression des années 90 heureusement disparue.

Alors, comment éviter ça ?

Juste en reformulant.

Wait... Ça peut pas être si simple ?

Voici l'astuce. Tu vas voir, c'est tout con mais d'une efficacité assez incroyable.

Reformuler pour transformer les corvées en un objectif inspirant

À chaque fois que tu te dis "je dois" ou "il faut", il suffit de reformuler en :

"je choisis de faire ... parce que ..."

En trouvant des raisons de le faire ou de ne pas le faire.

Et oui Bro, c'est aussi simple que ça.

Pour que ça soit plus parlant, voici quelques exemples que je t'ai mijotés spécialement, tu m'en diras des nouvelles.

Je choisis de faire la vaisselle après chaque repas parce que j'aime manger dans des couverts propres / parce que j'aime que ma cuisine soit propre / parce que j'ai envie que ma maison ait une bonne odeur.

Je choisis de trier les poubelles parce que le recyclage c'est bon pour la planète et que j'aime participer à rendre le monde moins pollué

Si tu ne trouves pas de raison valable, c'est peut-être que c'est une chose que tu pourrais choisir de ne plus faire.

Un exemple :

Je choisis de faire la queue au supermarché parce que je peux y acheter de la nourriture industrielle riche en gras et en sucres et des légumes qui n'ont aucun goût.

Mince. Là ça ne marche pas pour moi.

Pas du tout même.

Arg. En fait je ne m'étais surement jamais posé la question de pourquoi j'allais au supermarché le plus proche.

Peut-être que je peux choisir de faire cette queue à un magasin de légumes bio ou à la poissonnerie près de chez moi si je ne trouve pas des meilleures raisons d'aller au supermarché.

Là où ça devient encore plus puissant, c'est quand ça touche au boulot et aux grosses corvées ponctuelles.

Je choisis de faire 1h30 de transport pour aller travailler parce que j'ai une super maison en banlieue avec un jardin pour mes enfants / parce que j'aime conduire dans les bouchons (hum...)

La réalité, c'est que pour 90% d'entre nous il n'y a pas de motivation pour ce genre de corvée. On choisit de le faire parce qu'on a la flemme de déménager plus près / parce qu'on a peur de perdre notre travail si on ne le fait pas / parce qu'on a pris l'habitude de faire quelque chose qui nous déplait fortement / parce qu'on touche de l'argent pour ça.

Ce sont des choix par défaut, pas des choses qu'on a réellement choisi de faire. C'est ce genre de trucs qui empoisonnent ton existence à petit feu, et qui amènent pas mal de gens à connaître la crise de la vingtaine / de la trentaine / quarantaine ou de faire une dépression.

Ta vie est courte. Ma vie est courte. N'oublie pas que tu vas mourir un jour, et que c'est une bonne chose.

À partir de là, tu fais tes choix en ton âme et conscience.

Je choisis de lécher les bottes de mon chef parce que j'ai peur de perdre mon emploi / parce que je veux toucher plus d'argent / parce que j'apprends beaucoup à son contact.

Je choisis d'aller à ce cours en amphi qui m'endort parce que même si le prof est mauvais j'ai envie d'apprendre des choses / parce que j'ai peur d'être puni si je n'y vais pas / pour avoir une bonne note qui me permettra d'augmenter mes chances d'aller dans l'école de mes rêves / pour faire plaisir à mes parents.

Parmi ces raisons, il y en a qui correspondent surement à tes valeurs. D'autres beaucoup moins.

Par exemple, pour moi, l'argent ne devrait jamais être une motivation suffisante. Sinon tu te retrouves à faire toute ta vie un boulot que tu détestes juste pour payer tes factures. Ouch.

En parlant d'argent, je reprends un excellent exemple tiré du livre Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) de Marshall Rosenberg (*) qui m'a inspiré cet article (je te le recommande d'ailleurs, il est excellent).

Pourquoi paies-tu tes impôts en temps et en heure ?

Si la raison est juste le fait de ne pas être puni et de devoir en payer plus, alors chaque avis d'imposition sera une corvée pour toi.

Par contre si tu fais l'exercice, tu peux trouver des meilleures raisons de le faire :

Je choisis de payer mes impôts parce que je suis reconnaissant de vivre dans un pays avec un système de protection sociale / parce que je suis content d'avoir une école gratuite pour mes enfants / parce que j'ai envie que mon pays ait les moyens de mener des politiques ambitieuses pour lutter contre (insère ici un sujet qui te tient à cœur) / parce que mon argent servira en partie à aider les gens dans le besoin.

Si tu fais ça, au moment où tu posteras ton chèque ou ton virement, au lieu de te sentir énervé ou frustré tu ressentiras de la fierté de le faire et de participer à ton échelle au bien-être de tous.

Je choisis de passer 3 heures à la mairie pour refaire ma carte d'identité ou mon passeport parce que ça me permettra de voter aux prochaines élections / parce que ça me permettra de voyager partout dans le monde pendant 10 ans.

Avoue que ça sonne mieux de se dire ça que de se dire "il faut que j'aille refaire mon passeport, je vais perdre ma journée, quelle galère...".

Pourquoi c'est efficace ?

Parce qu'on déteste ne pas avoir le choix. Notre cerveau aime la liberté (ou l'illusion de liberté).

C'est pourquoi on déteste ce qui est imposé. Même si c'est nous-mêmes qui nous l'imposons !

Donc chaque fois où tu te dis "il faut que" ou "je dois", ton cerveau enclenche un mécanisme de mini rébellion.

Un exercice facile à faire :

Tu peux choisir de faire la liste des 10 choses qui te font le plus enrager et faire cette petite gymnastique.

Et ensuite choisir de continuer à les faire pour des bonnes raisons (donc plus facilement avec le sourire), ou choisir d'arrêter de les faire.

C'est aussi facile que ça en a l'air. Tu peux choisir d'essayer si tu ne me crois pas !

Il y a une grosse différence entre : "il faut que j’arrête de fumer" et "je choisis d'arrêter de fumer parce que j'ai envie d'améliorer ma santé / parce que je n'ai pas envie de continuer à financer les cigarettiers qui jouent avec la santé publique depuis des décennies / parce que je ne veux pas mettre en danger mon entourage proche avec le tabagisme passif."

Dans le premier cas tu te donnes un ordre.

Dans le second tu souhaites faire quelque chose qui te rapproche de tes valeurs, qui te fasse être plus en conformité avec ce que tu souhaites vraiment.

Ce n'est pas pour ça que ça sera plus facile d'arrêter. Mais ça t'aidera à tenir plus facilement. Parce que c'est un choix que tu auras fait. Pas une contrainte.

Applique ça à toutes les corvées que tu rencontres. Tu peux laisser si tu veux dans les commentaires la liste des corvées que tu as trouvées et les nouvelles motivations qui t'accompagnent, je suis curieux de lire ça !

Ça pourrait bien te changer la vie à terme. Parce qu'en faisant ça, tu réécris ton monde.

Si ça t'intéresse, tu peux découvrir le premier article de la série : Tu es le centre du monde, réécris ton monde n°1

(*) Le lien pour le livre Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) , c'est à dire que si par hasard tu décides d'acheter le livre en passant par ce lien tu ne paieras pas plus cher et tu me permettras de toucher une petite commission.

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  • Anne dit :

    Je choisis de bosser ma compta parce que cela me permettra d’acquérir de nouvelles connaissances qui me permettront d’en acquérir encore d’autres, cela me permettra de gagner en culture générale, cela me donnera des clés pour de nouveaux sujets de discussions, cela me fera avancer vers mon prochain job, ma maison avec piscine et mon 4×4 + mes Ray.Ban-Since 1937 ! Et du coup je serai So so Happy, and feeling good, and modern, and reconnaissante à la vie pour tout cela ! Whatelse….

    • Hervé dit :

      Hé hé, ça c’est de la motivation en cascade ! 😉
      Merci d’avoir partagé ça avec nous, c’est plus motivant que « pfffft je dois encore bosser ma comptaaaaaa !!!! »
      À très vite,
      Hervé

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