S’améliorer ? Oui ! Devenir parfait ? Surtout pas ! - Changeons

S’améliorer ? Oui ! Devenir parfait ? Surtout pas !

Cet article participe à l’édition Aout 2013 de la croisée des blogs (developpement personnel), sur le thème « l’éloge de l’imperfection » hébergée par le blog moment présent.

Je vous parle souvent sur ce blog changeons.fr de changements à effectuer dans votre vie pour améliorer les choses, que ce soit à court, moyen ou long terme. Ces changements sont pour moi un excellent moyen de s’améliorer, de devenir une meilleure personne, plus épanouie, plus heureuse et plus attirante.

Mais cet état d’esprit comporte un risque principal, c’est d’être trop exigeant envers soi-même, d’entrer dans une quête sans fin de la perfection, qui n’amènera que des désillusions.

Pour ne pas tomber dans ce piège, voici pourquoi je vous conseille de ne pas devenir parfait!

 La perfection, une notion subjective

Tout d’abord la perfection est subjective : la mode évolue, et selon les époques et les cultures les canons de beautés changent radicalement. Il y a quelques siècles, une femme ronde était considérée comme beaucoup plus attirante, et on vénérait les peaux blanches (une peau bronzée était peu attirante, car cela signifiait que vous étiez pauvre car obligé de travailler au soleil dans les champs).

retouche mode beauté

La perfection, une notion souvent artificielle.

De plus, de nos jours, la mode obéit à un objectif de perfection toujours plus grand : grâce aux maquillages, aux retouches photo, on arrive à montrer des peaux complètement lisses, sans le moindre grain, et des corps aux proportions choisies. Des poupées de cire certes agréables à regarder, mais sans la moindre aspérité, à l’aspect presque inhumain.

Il ne sert à rien de vouloir ressembler à cette perfection relative. Nous avons tous nos particularités physiques qui nous éloignent du modèle de la perfection (un gros nez, un léger strabisme, des grains de beauté mal placés, une légère calvitie), et qui font partie intégrante de notre personnalité.

Complexer par rapport à nos défauts en se comparant à un modèle parfait, c’est poursuivre une chimère. Vous passerez votre vie à essayer d’approcher quelque chose qui n’est pas atteignable.

Ces défauts ne seront un problème pour les autres que s’ils en sont un pour vous. Si vous assumez votre calvitie par exemple, personne ne vous fera de remarque, en revanche si vous laissez pousser vos cheveux d’un côté pour les rabattre sur l’autre en essayant de camoufler maladroitement la partie dégarnie, attendez vous à des moqueries.

Pour vous améliorer, allez chez un coiffeur visagiste et demander lui quelle coupe serait la meilleure pour votre petit souci, il vous conseillera la longueur adaptée (peut-être raser le crâne, ou laisser quelques centimètres), et acceptez vous tel quel. Ne cherchez pas une perfection que vous ne pourrez trouver ou qui vous demanderait un cout faramineux (implants, opérations, etc).

Améliorez vos défauts, mais ne gommez pas toutes vos aspérités

Votre objectif doit être de devenir un meilleur vous-même, pas de devenir un clone de Brad Pitt ou de Kate Moss. Ainsi, si vous avez quelques kilos superflus, mettez vous au sport, faites attention à ce que vous mangez, et vous perdrez du poids. Vous n’avez pas besoin de devenir aussi mince que les filles dans les magazines, simplement de perdre les quelques kilos qui pouvaient mettre votre santé en danger et qui vous empêchaient de vous sentir bien.

Ce sont vos aspérités qui font que vous êtes intéressant, unique et que vous vous démarquerez du reste des gens. Je vous conseille de regarder l’excellent film « Bienvenue à Gattaca » pour avoir un aperçu de ce que serait un monde rempli de gens parfaits, une société complètement aseptisée.

Un autre exemple : dans un groupe de musique, mettez la meilleure chanteuse du monde, le meilleur guitariste, le meilleur bassiste, le meilleur batteur : le résultat ne sera très probablement pas le meilleur groupe du monde! Car ils ne seront pas complémentaires : chacun voudra faire un solo ou sa partie, et l’ensemble manquera de simplicité. Parfois une guitare de bas ou de milieu de gamme sonnera mieux pour un style donné qu’une guitare à 5000€ qui aura un son trop propre.

Il existera toujours un meilleur objet que celui que vous avez, est ce un problème?

Il existera toujours un meilleur objet que celui que vous avez, est ce un problème?

Gardez votre énergie pour agir utilement

En cherchant la perfection, on obtient souvent l’effet inverse : on perd énormément en authenticité.

De plus, cela vous fera perdre une énergie folle, que vous auriez pu investir dans de biens meilleures actions.

Cherchez à vous améliorer, mais ne cherchez pas à devenir parfait. Non seulement la quête de la perfection est vaine, mais si vous vous en approchez trop cela sera au détriment de votre personnalité. Des gens trop parfait sont ennuyeux pour la plupart des gens.

Ne perdez pas votre temps et votre si précieuse énergie dans un combat perdu d’avance. Acceptez vos défauts, travaillez pour vous améliorer, mais ayez comme but de devenir une version améliorée de vous même, et non une version parfaite, ce qui ferait de votre quête une frustration de tous les instants!

Ne gâchez pas votre énergie.

Ne gâchez pas votre énergie.

Comment voir la frontière entre amélioration saine et quête de la perfection?

A partir du moment où votre quête devient une obsession, où vous croyez qu’un de vos défauts est la cause de tous vos problèmes, que même si tout le monde vous dit qu’il n’y a pas de problème vous persistez encore et encore, c’est que vous êtes peut-être dans le mauvais état d’esprit.

L’amélioration personnelle demande des efforts, quelques sacrifices, mais le changement ne doit pas devenir si douloureux. Restez positifs, et réjouissez vous de chaque avancée, au lieu de vous comparer à des modèles de perfection théoriques. Inspirez vous de modèles, mais n’essayez pas de leur ressembler en tout point.

Continuez de progresser, d’avancer, avec vos imperfections.

Je ne suis pas parfait, loin de là. Et je ne souhaite pas le devenir. Par exemple depuis un an, j’ai vaincu ma procrastination et commencé à faire une partie des 30 choses que je veux à tout prix réaliser dans ma vie et j’en suis très satisfait. Si j’avais recherché la perfection, je me serais senti frustré de ne pas avoir fait mieux, et cela ne m’aiderait pas pour l’avenir.

La clé de mon bonheur n’est pas dans une quête futile de la perfection.

M’améliorer, oui. Essayer de devenir parfait, non merci!

 

Et vous, souffrez vous de perfectionnisme? Cela vous handicape t’il au quotidien?

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