Napoléon joue de la cornemuse dans un bus : avis et test
  • Bonjour Hervé
    Impressionnant, tout ce que tu as appris à faire grâce à ce livre ! Je l’ai lu, et il m’a beaucoup apporté aussi.

    Pourquoi le déconseilles-tu aux moins de 15 ans ? Le côté ludique devrait leur plaire, ils feraient peut-être même mieux que beaucoup d’adultes, souvent trop « sérieux » pour de tels délires imaginatifs. (« délires » très utiles, bien sûr…).

    Au contraire, je rêve du jour où ces façon d’apprendre seront enseignées dès la maternelle, ainsi que des méthodes de développement personnel simples (l’EFT peut aussi s’apprendre très tôt). Tu imagines la révolution (douce) que ça ferait ?! … on ne laisserait plus jamais croire aux parents que leurs enfants « ne peuvent pas » réussir, les élèves arrêteraient de croire qu’ils ne sont « pas doués », qu’ils « n’ont pas de mémoire »… alors que les échecs scolaires sont tellement dus à des blessures émotionnelles et à des croyances dévalorisantes sur eux-mêmes, et aussi à un manque de méthodes comme celles de NJCB.

    Je mets ici un lien vers une superbe vidéo d’EFT pratiquée en maternelle (pas en France, malheureusement !) : http://www.youtube.com/watch?v=JVys0sso2L8&feature=youtu.be . Imagine cela, combiné aux méthodes de NJCB, à la méthode de lecture « La Planète des Alphas » (super sympa et ludique, ça au moins, ça commence à se répandre dans les écoles), aux méthodes de communication non-violente …
    Au fait, bonne année à tous, et aussi, que toutes ces « graines » germent très vite. 🙂

    • Hervé dit :

      Bonjour Claude, très bonne année à toi aussi!
      Disons que je ne le déconseille pas formellement pour les moins de 15 ans, certaines techniques du livre pourraient effectivement être très utiles au collège (notamment en géographie!), globalement je pense que pour bien assimiler quelques techniques plus avancées il faut un peu de maturité, et certains l’auront beaucoup plus tôt que d’autres : je ne conseillerai pas forcément l’achat spécifiquement pour un ado, mais effectivement si quelqu’un de son entourage achète le livre, il pourra le lire sans problème et cela lui apportera peut-être beaucoup même s’il n’applique pas tout!
      Et pour des enfants plus jeunes, un adulte pourra toujours lui expliquer de manière ludique pour lui apprendre quelques bases et techniques, tu as raison!

      Effectivement, si l’enseignement apprenait ce genre de techniques, ainsi que quelques méthodes pour la confiance en soi, ça serait juste génial et super utile pour des jeunes en construction et en recherche de leur personnalité!
      Tu as un adepte pour ta révolution douce, je vote pour! 😉
      Merci pour ton témoignage et à bientôt.

    • Patrick dit :

      Cher Claude,

      J’aimerais savoir comment tu es parvenu à la conclusion que : « la méthode de lecture « La Planète des Alphas » (super sympa et ludique, ça au moins, ça commence à se répandre dans les écoles), « . Cette méthode, testée avec des élèves en difficultés d’apprentissage de la lecture (enfants du voyage et d’autres…), si elle est tout à fait ludique et efficace au début de l’apprentissage, trouve rapidement ses limites car dès que l’on aborde les différentes graphies d’un même son (è = ai = et en fin de mot = ei = e devant deux consonnes, etc. O = au = eau. Les lettres muettes finales et très nombreuses en Français : e muet de mère, père, elle ; lettres non prononcées mais écrites du pluriel et de la conjugaison qui permettent des discriminations orthographiques et grammaticales comme le « s » le « t » ou le « x » : les enfants, les dieux, les cieux, j’avais, il avait, j’aurai et j’aurais…) le principe des alphas : une lettre est « animalisée » (a = Alpha, z = Zibulus et représente un son, parfois deux, tout cela devient erratique pour le maître et déstabilisant pour l’élève.
      Au final, les apprenants ne réussissent qu’à décoder les graphies les plus simples : papa, maman, cousin, le, la, ma, mon, bonbon, chanté, bu, vu, du, lu, et paniquent aux premières difficultés rencontrées : père, mère, cousine, les, mes, mien, bonbons, chanter, chantais, bue, buée, bus (de autobus), mais, met, mets (de mettre), vue, etc.
      Ils deviennent tellement centrés sur la correspondance lettre-son qu’ils en oublient le sens de ce qu’ils oralisent ! Or, avant toute autre chose, lire c’est comprendre.
      Néanmoins, cette méthode pourrait facilement s’adapter à des langues dont le système de correspondance graphie-phonie est presque totalement univoque et régulier comme l’espagnol, le portugais, le russe, l’italien, l’allemand, le coréen et au contraire, tout à fait irréaliste pour l’anglais dont l’orthographe lexicale est des plus compliquée.

      Très cordialement,

      Patrick,

      Un « vieux » maître d’école et retraité récent qui continue à « dépanner » des élèves en difficultés et qui enseigne le français comme langue étrangère à des adultes immigrants.

      • Hervé dit :

        Bonjour Patrick,
        Merci pour ce commentaire intéressant et complet, qui dépasse de beaucoup les limites de mon expertise sur le sujet, peut-être que Claude reviendra faire un tour par ici pour préciser le fond de sa pensée sur cette méthode, ça serait intéressant de creuser entre deux personnes comme vous qui connaissent cette méthode 🙂

        Au passage, que penses-tu de l’utilisation des techniques de mémorisation pour des élèves assez jeunes, penses-tu que c’est quelque chose de pertinent ?

        Bonne journée et merci du partage d’expérience,
        Hervé

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