Quand on n’est pas heureux d’un système, il faut en sortir

Pour cet article invité, j'accueille Sylvie, qui a gentiment proposé de partager son expérience avec les lecteurs de changeons.

Quand on n'est pas heureux d'un système, il faut en sortir

Cette petite phrase, si simple en apparence, vaut la peine d'être méditée.

Je me souviens parfaitement dans quelles circonstances on me l'a dite.

Cela concernait mon travail, mais tu vas voir qu'elle peut s'appliquer à bien d'autres domaines de la vie.

Comment, sans m'en apercevoir, j'ai perdu tout contact et me suis isolée :

A cette époque, heureusement révolue, il m'arrivait fréquemment de me plaindre. Je rentrais du boulot complètement vidée.

Tellement crevée qu'au lieu de profiter de mes soirées, en faisant des activités intéressantes, je me vautrais dans le canapé devant la télé et n'en sortais que pour aller me coucher. Arrivé le vendredi soir, à l'heure où normalement, j'aurais dû me réjouir des deux jours à venir, faire plein de projets, le vendredi soir donc, j'étais heureuse de retrouver mon cher canapé et ma chère télé.

Fini de passer de bons moments en famille ou entre amis, faire une visite, une ballade, un resto ou tout autre chose pour me relaxer.

Me considérant bien trop fatiguée, je rejetais toute proposition. Je m'inventais aussi un tas d'excellentes raisons pour ne plus bouger.

Je devais penser à moi, mais surtout, j'étais convaincue d'être la mieux placée pour savoir ce qui pouvait me convenir, à savoir ne rien foutre et rester bien planquée chez moi.

Quelle erreur ! Toi qui me lis, tu rencontres peut-être les mêmes déboires .

Comment, l'engrenage s'installe :

Cette obsession de me reposer et l'envie de ne rien faire, allaient me coûter cher.

Ce que j'aimais ? Faire une bonne sieste l'après-midi, ne pas lever mes fesses du canapé et entendre toujours, en arrière plan, le son « berçant » de la télé allumée.

Elle, la télé, se foutait pas mal de mon repos et me réveillait régulièrement en sursaut par le son tonitruant des publicités ou autres conneries. Conneries dont je m'abreuvais, en continu, par le biais d'émissions soi-disant divertissantes.

Après ces réveils en fanfare, j'aurais pu me décider à faire autre chose.

Hé bien non, pas question ! J'étais toujours épuisée, j'avais encore trop de stress à évacuer. Oui, me vider la tête étais désormais ma priorité du week-end.

Tes conditions de vie sont proches de cette description ? Dans ce cas, tu sais exactement de quoi je parle.

Comment, curieusement, j'en arrive à obtenir l'inverse de ce que je souhaitais :

Bien paradoxalement, en fin de semaine, si je me complaisais et m'adonnais à mes « petits vices préférés », je trouvais suffisamment d'énergie pour regarder cet ensorceleur de petit écran jusque tard dans la nuit.

Étrange comportement quand on se dit épuisé. Je passais ainsi, et de plus en plus souvent, mes samedis et mes dimanches, en mode zombi.

Je t'épargne, pour le moment, la description du zombi, j'y reviens en fin de sujet sur le ton de l'humour.

Insidieusement, mais avec beaucoup de répercussions sur mon couple, ma vie s'est totalement transformée.

Plus aucune envie d'entreprendre quoi que ce soit. C'est pourtant bien connu de tous, moins on en fait, moins on a envie d'en faire.

Surtout, ne plus rien organiser qui m'aurait demandé un peu d'effort. Voici, quelques-unes de mes réactions d'alors :

– « Aller voir des amis ? Ho non, j'ai vraiment pas envie, pas ce soir. »

– « Sortir ? Mais tu ne vois pas que je suis complètement claquée ! Vas-y toi.»

– « Recevoir ? Pfff, franchement, j'ai pas le courage, c'est trop de boulot, une prochaine fois, c'est promis. »

Etc..., j'en passe et des meilleures.

Ça te rappelle quelque chose ? Toi aussi, tu as souvent ce genre de réaction ? Désormais, ma vie était réglée comme un métronome, c'était « métro, boulot, dodo » avec la télé entre le boulot et le dodo.

Mon ami, le pauvre, et j'en suis bien désolée aujourd'hui, se retrouva peu à peu coincé entre moi et ses désirs à lui et surtout ses frustrations. Au début, il avait beaucoup de patience quand je lui racontais, pour la sempiternelle fois, toutes les bonnes raisons que j'avais de me plaindre.

Il semblait même me comprendre et faisait tout son possible pour m'épargner toute fatigue supplémentaire. Allant seul faire les courses, préparant les repas, ou me rendant d'autres services. J'ai dit au début, tu te doutes que ça n'a pas duré.

Comment, ce qui doit immanquablement arriver, arrive :

Du coup, ce qui aurait pu être une belle relation, a fini par se transformer en bataille.

D'un côté moi, campée sur mes positions et refusant tout changement, et lui, à bout de patience, claquant la porte pour aller chercher dehors l'air qui à l'intérieur était devenu complètement vicié.

Si cela fait écho en toi, si ça ressemble à ton vécu ou si c'est déjà ton quotidien, j'en suis désolée pour toi.

Je sais que tu en souffres. Mais je veux te rassurer, à ce stade, rien est foutu. Tu peux prendre la décision d'agir et mettre en bon coup de pied au cul à ces habitudes toxiques, car voilà ce qui pourrait t'arriver.

Mon ami, pour sauver sa peau, l'expression n'est pas trop forte, s'est finalement appliqué à lui-même cette phrase qu'il me répétait régulièrement à propos de mon travail. Il a fait son baluchon et salut la compagnie.

Voilà, j'ai tout perdu, je me suis retrouvée complètement isolée et pour cause ! J'avais, du coup, davantage de raisons de me plaindre mais plus personne pour m'écouter ou me consoler. Bien sûr, il me restait la fatigue du boulot et cette saloperie de télé.

Comme promis, voici les attributs du parfait zombi (un peu d'autodérision ne fait pas de mal).

Si le zombi consent à faire sa toilette, il est inutile, pour lui, d'y consacrer trop de temps. Donc, au diable les soins corporels superflus et bouffeurs d'énergie.

A savoir : épilation, brushing, maquillage, parfum, etc.

Maintenant, il doit s'habiller. Là, le zombi ne choisit que des vêtements ultra-confortables. Il se fou pas mal de l'esthétique, l'important, c'est le confort. Il porte, de préférence, des pantalons et tee-shirt usés et larges.

En hiver, il ajoute un pull. Il a un trou ? Ben, il s'en fou, personne ne va le voir. Et pour les pieds, le zombi se chausse invariablement de bonnes vieilles pantoufles, parfois de tong ou mieux des grosses chaussettes.

Autre chose, le zombi sait s'entourer des accessoires indispensables, pour ne pas avoir à trop se déplacer. Il a toujours à sa disposition de quoi étancher sa soif et de quoi grignoter.

Sans oublier évidemment sa fameuse zapette dans l'entourage direct de sa main droite.

Jamais il ne s'inquiète quand, c'est vraiment pas de bol, la graisse s'installe !

Le sport ? Oui, ce sera pour plus tard. Il jure qu'il s'y mettra, mais pas avant d'avoir, enfin, récupéré de sa grande fatigue.

Et pour terminer, si son chéri, en le regardant, perd d'un seul coup toute libido, et lui fait une remarque, il s'offusque, lève les bras au ciel, il n'y est vraiment pour rien, c'est pas sa faute mais la faute de son chéri qui n'a décidément pas beaucoup de compassion !

Voici ce que je te propose de faire : D'abord pose le diagnostic !

Tu sais, si aujourd'hui, j'ai envie de partager avec toi mon vécu c'est que, bien heureusement, j'ai rebondi.

Et si, en toute modestie, je t'apporte ces conseils, je n'oublie pas que c'est ton vécu, que toi seul a les cartes en main et que bien entendu, tu en feras ce que tu veux.

Mais souviens-toi, je t'ai dit que cette petite phrase, si simple en apparence, valait la peine d'être méditée. "Quand on n'est pas heureux d'un système, il faut en sortir".

Moi, cette phrase s'est bel et bien gravée dans mon cœur. Il est possible qu'il soit temps, pour toi aussi, de réfléchir au système dans lequel tu évolues et de voir s'il ne vaudrait pas la peine d'en sortir.

Si en me lisant, tu as ressenti une émotion, un pincement au cœur, t'es senti mal à l'aise ou t'es reconnu, n'attends pas qu'il soit trop tard, ne commets pas les mêmes erreurs que moi.

Tu te doutes que si j'avais su d'avance l'issue de l'histoire, j'aurais agi autrement. Et surtout, je me serais épargnée bien des souffrances.

Sois vigilant si tu connais ce genre de difficultés, car c'est sûr, il y a un autre chemin que l'isolement. Moi, j'ai compris qu'il m'était impossible de vivre sans les autres. Nous sommes des êtres profondément sociaux, le partage, les échanges, sont essentiels à notre équilibre.

S'en priver, revient à nous amputer d'une part de nous-mêmes et nous conduit invariablement au mal-être.

Tu peux m'opposer un tas de choses, tu as raison, ça peut évidemment paraître difficile. Mais ce que tu ressens, n'est que le reflet du moment présent. Tu réagis à ton environnement actuel, avec le sentiment d'impuissance d'aujourd'hui.

Tu penses, sans doute, être vraiment lucide et tout ceci t'attriste, réagir te semble impossible ? J'ai bien écris « semble impossible », je n'ai pas écris « est impossible ».

Mon exemple ne peut pas te servir, tes problèmes, bien que semblables, sont incommensurables, détrompes-toi, rien n'est immuable.

Toi aussi sauve ta peau, ne t'enferme pas dans ce cercle infernal qu'est l'isolement.

Tu ne vois pas le bout du tunnel ? Sache que tout cela est un leurre que ton esprit exténué a forgé. Ta vision est trompeuse, occultée par les problèmes du moment présent.

Crois-moi, j'en ai fais l'expérience. T'isoler n'est en aucun cas la solution. Tu risques de t'étioler, d'en arriver à perdre le goût de la vie, de déprimer ou pire d'être si mal que seul un professionnel de la santé sera à même de te secourir. Ne dit-on pas broyer du noir ?

Je suis complètement d'accord avec cette analyse de Sylvie, c'est d'ailleurs pour ça que j'avais écrit ma méthode pour rencontrer des gens facilement et ne plus être isolé 😉

Cherche la solution :

Stop ! Le noir absolu n'existe pratiquement pas sur terre.

Quelque part en toi, au fond de ton cœur, il y a toujours un peu de lumière. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir ! Il faut juste te rattacher à ce qui te fait du bien.

Tu n'es pas obligé de tout régler en un jour, fais juste un petit pas à la fois. Et si tu ressens le besoin de parler, parce que tu étouffes, tu peux j'en suis sûre, trouver une personne disposée à partager un moment avec toi.

Que ce soit, ton conjoint, ta famille, un ami, un collègue, un voisin, une connaissance, un commerçant... peu importe, juste quelqu'un avec qui parler, de tout et de rien, de la pluie et du beau temps. Ça fait tellement du bien de se reconnecter au monde!

Je sais que je n'ai pas de baguette magique. Mais je sais aussi que, quand tu décides de réagir, invariablement la magie de la vie se réinstalle en toi. Je te l'assure, ça t'arrivera comme à moi.

Mon truc, pour rebondir, a été de me relier en premier lieu à la nature, faire de grandes ballades, j'adore le grand air. Pour toi, ça peut revêtir un tas d'autres choses, se faire plaisir, c'est avant tout écouter son cœur.

changer de système - changeons

Tu aimes nager, n'hésites pas, vas-y ! Un petit massage te ferais du bien ? Tu as certainement un institut près de chez toi. Et si tu partageais un bon ciné avec un proche ?

De toutes les façons possibles, bichonne-toi, peu importe ce que tu choisis de faire, l'important c'est d'écouter ton cœur et de te relier aux autres.

Ça vaut le coût, ouvre-toi, ne reste pas enfermé, sors, vois du monde et respire... Je l'affirme, oui la vie est belle, elle est le reflet de ce que moi j'en fais, elle sera ce que toi tu en feras !

Sylvie Danièle

Merci beaucoup Sylvie pour cet article et témoignage inspirant !

Au passage, Sylvie aimerait beaucoup connaître ton avis sur son premier article car elle souhaite devenir blogueuse prochainement, donc si tu as aimé l'article, ça serait top si tu pouvais le partager ou mettre un commentaire pour l'encourager !

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